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MCC |
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COMPTES-RENDUS
n°5 I )
COMPTE RENDU MCC du
04 MAI 2007:
L’objectif de cette
réunion exceptionnelle est de discuter des sujets traités dans
Valérie RODRIGUEZ
accueille et présente le mouvement MCC et les intervenants : En remarque liminaire Frère Rémy suggère que l’une des priorités devrait être autonomie alimentaire de l’île en cas de coupure des différents moyens d’approvisionnement.
LA FORMATION.
CONSTAT :
1/3 jeunes sont en
formation
On constate que le système
s’est très nettement amélioré au cours des 40 dernières années, mais les
20 ans qui viennent vont connaître une révolution encore plus forte.
En matière de MOBILITE :
L’EMPLOI :
7800 demandeurs d’emplois
des catégories 1 ,2 et 3 (CDI,Temps partiels ou CDD) en février.
QUE
PEUT-ON FAIRE ?
Un groupe de travail
régional RUN 2030 cherche à :
2)
Mettre le réunionnais au centre du dispositif, 3) Comprendre les mécanismes d’échec : 18% d’illettrisme…pourquoi ? et en combattre les causes : solutions inadaptées. Chaque jeune doit trouver un soutien adapté.
- Il ne faut
pas se contenter de financer des structures qui ne font que reproduire un
schéma inefficace, il faut prendre le risque d’être impopulaire et mettre
en place des formations dont les fruits seront récoltés dans 15 ans. Il
faut prendre le risque de la durée.
4)
Réorganisation des services de mobilité
L’existence de plusieurs
organismes est contre-productif, il faudrait les regrouper Développer l’emploi des réunionnais en Métropole : identifier les emplois vacants et former les jeunes à ces métiers, le CNARM aiderait ce qui permettrait à nos jeunes d’être en activité ailleurs plutôt qu’au RMI ici.
La mobilité doit être un
droit à partir, mais aussi un droit à revenir. C’est une plus-value. Mais
pour permettre un efficacité réelle, il faut mettre en place un modèle de
suivi des jeunes. Dans le monde il y a des réunionnais qui ont des
compétences mais on est incapables des le identifier, de les trouver et de
les contacter. 1) Energies renouvelables : la Réunion est la 2ème zone d’expérimentation pour les énergies renouvelables en France, c’est un territoire riche en possibilités. C’est une force que la Réunion doit revendiquer.
2) Services
à la personne :
les emplois existent (+ de 1000), mais dans un secteur associatif qui
obéit à la règle des subventions publiques.
3) Population
active : 310 000 personnes sont en âge de travailler à la
Réunion. 210 000 personnes ont un emploi. 70 000 personnes sont au RMI.
45 000 personnes ont des emplois aidés.
Vue notre situation
géographique il faut oser aller attaquer les marchés extérieurs
or nous n’en avons pas les moyens : pas d’avions sur l’axe est/ouest,
A l’horizon 2020/2025 il y
aura 1 million d’habitants à la Réunion, dans un bassin de 45 millions de
consommateurs : il faut anticiper. Susciter l’innovation dans les
mentalités et la culture. Organiser la Réunion pour pouvoir prendre les
décisions ici et non à Paris.
ECONOMIE SOLIDAIRE Proposition : il faudrait regrouper, ces emplois aidés (économie sociale solidaire – environnement), leur donner un patron unique, leur employeur serait cette agence d’insertion, on mettrait les contrats à durée modulables en fonction du projet individuel, qui serait suivi par la direction de l’agence d’insertion pour mener les jeunes et leur donner une meilleure chance d’être effectivement intégrés. Il faut noter que le carnet de commandes est plein à la Réunion dans de nombreux secteurs, mais on passe toujours par Paris pour employer des cadres. INTERVENTIONS DES PARTICIPANTS
1) Difficulté
à trouver compétences locales, y compris dans un secteur tel que la petite
enfance.
2)
Mobilité : problème des conditions d’accueil.
3) Problème
des changements de couleurs politiques qui chaque fois remettent les
projets à plat. Il faut raisonner au-delà des législatures. Il faut
mettre les hommes politiques face à leurs responsabilités. (ex Route du
Littoral était « réglé » en 86…toujours rien).
4) Problème
de la mobilité aveugle : on envoie des gens en formation sans savoir ce
qu’ils vont faire, sans savoir ce qu’ils deviennent, sans savoir ce qu’ils
vont pouvoir faire.
5) Problème
des formations sans issue proposées pas l’université : cela engendre la
frustration des jeunes qui sont inadaptés au marché. 6) Un intervenant souligne que les réunionnais ne sont pas très mobiles à l’intérieur même de l’île, qu’une fois installés quelque part ils ne souhaitent pas chercher du travail loin de chez eux. Qu’ils soient réunionnais d’origine ou même métropolitains installés à la réunion. Or pour évoluer il faut être mobile. Il semble inimaginable de souhaiter faire une carrière évolutive sans être allé voir ailleurs ce qui ce fait, et cela devrait être prévu dans les formations. Il faudrait davantage profiter de notre situation géographique pour connaître le mieux le monde non francophone qui nous entoure. Notre avenir passe aussi par la France et par l’Europe. Les intervenants différents se retrouvent autour des idées qu’il faut qu’il existe des passerelles entre les 3 fonctions publiques, qu’il faut développer les emplois marchands, les grandes écoles au niveau local, et aborder de front le problème de la sur-rémunération des fonctionnaires, car le secteur marchand n’arrive pas à concurrencer les offres de la fonction publique et voit les jeunes diplômés délaisser les emplois marchands. Ce problème est politiquement très périlleux et pourrait peut-être trouver une solution sur le long terme en étalant la fin de la sur-rémunération sur 10 ou 15 ans. ____________________________________________________________________________ |
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II )
A.C.I. et M.C.C. -
Conférence-débat du 22 Mai 2007 Accueil par Mesdames Marie-Louise FERDINAND, responsable ACI, et Reine-May MITON, responsable MCC. Quatre intervenants sont présents à la tribune en tant qu’experts : Ø M. Alex HOW-CHONG, Chef d’EntrepriseØ M. Philippe LABRO, Chef d’EntrepriseØ M. Georges-Marie LEPINAY, monde syndicalØ M. Philippe JEAN-PIERRE, Economiste et Universitaire
Avec la participation de Bernard Rivière, Consultant et M. SERY, retraité et ancien Directeur Départemental du Travail et de l’Emploi. I. Intervention des experts : Bernard RIVIERE
Présentation d’un diaporama. Grâce aux transferts sociaux et à la décentralisation, La Réunion a bénéficié d’un développement harmonieux et d’une croissance démographique. Toutefois, la croissance économique et les transferts devraient ralentir et l’on assiste à une situation économique inquiétante et un risque d’implosion sociale.
Nous devons nous demander
dans quel monde nous vivons et où nous voulons aller :
L’agriculture et l’import
substitution
n’auront plus de réserve de créations d’emplois.
Alors que nous déplorons
des taux importants d’illettrisme et d’échec scolaire, c’est par la
connaissance et l’intelligence que nous pourrons assurer l’avenir. S’il
n’y avait qu’un objectif pour l’emploi, ce serait l’Excellence et la
Formation, de la crèche à l’Université, En matière d’emplois – exposés et non exposés – il faut se demander ce que La Réunion veut produire. Elle ne doit rien négliger et doit avoir une vision stratégique globale, dépasser les critiques systématiques, pour réfléchir à une dimension de système où l’on envisage tous les scénarios à long terme. Pour ce faire, il faut associer la population qui n’acceptera les sacrifices que s’il y a « retour sur investissement ». La Réunion doit s’inventer un futur intelligent et trouver des mécanismes régulateurs du marché local, face aux risques de monopoles qui nous seraient imposés. Philippe JEAN-PIERRE
On constate une
effervescence autour de l’économie depuis une quinzaine d’années. Le plein emploi tel qu’il se conçoit en métropole – sur la base d’un taux de chômage de 5 % - n’est pas envisageable à La Réunion, faute de fonctionnement économique pour générer assez d’emplois, les paramètres étant trop différents structurellement. Le problème est : comment comprimer au maximum notre taux de chômage (actuellement de 27 à 30 %) qui demeure insupportable avec trop de distorsions sur le plan sociétal ? Comment passer à l’acte II de la décentralisation, l’Acte I - qui nous a permis de nous aligner sur le modèle économique occidental - ayant montré ses limites, avec ses effets négatifs et trop de mécanismes passifs ?
Il faut sortir du système
classique interventionniste de l’État et dépasser le débat simpliste
autour du clivage « libéral » et « anti-libéral ». Le marché ne peut pas
tout et il faut en corriger les excès, encourager les actes individuels
pour qu’ils convergent vers une rationalité collective mais ceci nécessite
l’aide d’une autorité publique
Le débat doit porter
plutôt sur le choix du processus de croissance et de développement à moyen
et long terme, et notamment sur la question « ouvrir ou protéger le
marché » ?
La stratégie de
développement de La Réunion passe par un renforcement de son ouverture,
pas seulement par la dérégulation/déréglementation, mais aussi en
s’ouvrant au reste du monde. En effet, son économie et sa taille sont trop
réduites pour prétendre à des économies d’échelles ; elle arrive à la fin
du processus « import substitution » et aux limites de son environnement
géographique (accords préférentiels chez nos voisins).
La mondialisation peut
constituer une ouverture favorable à la croissance économique
Si le modèle actuel
persiste autour de « l’économie de l’immatériel »
Toutefois, trop de
personnes sont encore exclues du système (60 à 70 000). En matière de
croissance et développement, la stratégie d’ouverture n’est pas
suffisante ; il faut un plan d’accompagnement et d’ajustement à visage
humain, et cela nécessite un changement de mentalité. L’accompagnement
passe aussi par l’innovation, la spécialisation (filières), Il faut préparer le capital humain, de l’avant primaire au supérieur, pour créer les chercheurs de demain. Pour ce faire, il faut de la progressivité avec des mécanismes de protection innovants proactifs. La Réunion doit donc renforcer ses atouts pour être compétitive et réfléchir à cette ouverture en innovant : La Réunion doit se créer son nouvel avenir. Georges-Marie LEPINAYL’Emploi est un problème central. Mais alors que cela fait presque un demi-siècle que le taux de chômage est proche de 30 % à La Réunion, n’est-ce pas décourageant de se poser la question du plein-emploi ?
Pour créer de l’emploi, il
faut d’abord créer du travail, donc de l’activité. Le vrai problème est que La Réunion est en panne d’avenir. Mais quel est notre projet aujourd’hui et notre capacité individuelle à nous projeter ? Malheureusement, il y a une hypocrisie des politiques publiques qui affichent des priorités à l’emploi sans se donner les moyens de les réaliser. Il faut d’abord admettre que l’emploi ne peut pas reposer que sur l’économie sociale. Nous devons étudier comment satisfaire les besoins au vu du marché. Plutôt que d’opposer l’emploi et l’économie sociale, le formel à l’informel et « saucissonner », il faut rechercher les convergences, les complémentarités, les synergies. En matière de stratégie, il faut se tourner vers l’État pour envisager un « Contrat » avec les collectivités locales afin de travailler ensemble et trouver des recettes. Il peut y avoir des contrats aidés mais les contributions doivent être dégressives, en fonction de la réalisation des objectifs communs. Cela nécessite une évaluation régulière et objective.
Pour lutter contre la
« panne d’avenir », la recherche ne fait que commencer et Philippe LABROLe plein emploi est-il possible ? Si on maintient le rythme de croissance des dernières années, et compte tenu de la décroissance démographique à venir, on pourrait diminuer significativement le chômage à long terme. Faut-il tout sacrifier au travail pour l’Emploi ? Des équilibrages sont nécessaires entre les choix des consommateurs et l’emploi. Concernant l’ouverture, elle se conçoit au sens large car nos handicaps structurels (insularité, petit marché…) ne permettent pas de grands résultats. C’est pourquoi La Réunion doit bâtir avec les différentes aides, promouvoir ce qui marche - le tourisme, certains services… - et encourager l’import substitution pour réduire les taux d’importation trop importants. La démographie de notre île est une chance, mais la population, même diplômée, n’est pas assurée d’avoir du travail. Il y a donc nécessité de rechercher ailleurs des convergences pour apporter de la valeur ajoutée, notamment par la mobilité. En matière d’Éducation, les emplois de demain à fort contenu technologique ne poseront pas de problème mais resteront quantitativement limités. Il faut surtout développer un bon niveau de professionnalisation à tous les niveaux. Face à l’absence de solution miracle pour La Réunion, il faut agir progressivement. En effet : - personne ne remet en cause l’appartenance de La Réunion à la France et à l’Europe, mais cela limite les choix en matière de modèle pour l’emploi ; - à terme, les transferts publics seront plus restreints, ce qui nécessitera des réorientations, des réallocations de ressources ; - Il faut chercher d’autres projets, qui passent par la Recherche, l’Education et notamment l’Enseignement Supérieur (trop négligé). - Il faudrait réorienter les transferts publics, pour que ceux-ci soient davantage créateurs d’emploi local, par des investissements conséquents, qu’incitateurs à une consommation immédiate des ménages. Le problème proviendrait donc principalement d’un blocage au niveau de l’offre. Il y a donc lieu de réorienter la dépense publique pour dégager des moyens, baisser les coûts, permettre d’améliorer l’offre, tout cela pour rendre notre économie plus compétitive. II. Débat Jean-Marie LE BOURVELLEC (chef d’entreprise BTP) : Malgré une croissance économique élevée, on ne peut que déplorer un taux de chômage important. Toutefois, des activités traditionnelles, comme le BTP, ont permis de doubler le nombre de salariés grâce aux nouveaux chantiers. Il faut poursuivre dans ce sens, planifier en amont afin de mettre en place des formations adaptées et développer l’employabilité. Par ailleurs, nous devons modifier nos comportements pour mieux vendre La Réunion et proposer des projets. Il faut travailler sur notre productivité et sur nos moyens de travail afin de nous adapter à l’évolution du marché et trouver des ouvertures. Patrick CADET (aide sociale) : La notion de plein emploi est une absurdité car La Réunion ne peut y arriver.
La Réunion est encore trop
nombriliste, à vouloir régler les problèmes à l’échelle du territoire.
Elle devrait chercher des solutions à une échelle plus globale, mutualiser
les avis Maurice CERISOLA (Chef d’entreprise) : Des discussions sont en cours (jusqu’au 31/12/2007) concernant les Accords de Partenariats Économiques (APE) pour lesquels l’Union Européenne est mandatée par l’OMC afin d’ouvrir et conduire des négociations avec les pays ACP – surtout les pays d’Afrique – afin de favoriser leur développement et vendre davantage en Europe. Le démantèlement des barrières douanières européennes concerne La Réunion. Se pose alors le dilemme : comment organiser, développer, faire de la coopération régionale, être généreux… sans balayer La Réunion ? Comment ouvrir et fermer en même temps ? Georges ARHIMANN (syndicaliste) : Il est utopique de parler de « plein emploi ». Il s’agit d’abord d’un problème de mentalité, avec un manque de considération des personnes instruites pour les chômeurs et les illettrés (100 000). Il faudrait leur redonner confiance et l’estime de soi. Quant au terme « emploi » ou « travail », il vaudrait mieux parler « d’activité » qui débouchera sur l’emploi ensuite. Jean-Pierre TECHER (Collectif de lutte contre l’exclusion) : Dans les différents scénarios proposés à terme, le taux de chômage est toujours positif. Pourquoi ne pas afficher l’objectif de 0% de chômage ? Personne ne remet en cause la mondialisation et l’économie de marché malgré ses effets néfastes. A cette cadence, seuls quelques monopoles survivront. Pourquoi ne pas essayer de concevoir l’Économie autrement ? Il existe des emplois qui ne trouvent pas preneur « par manque de formation ». Mais que fait-on réellement pour eux ? Si on veut trouver de l’activité pour mettre les gens au travail, on peut trouver ; c’est une question de volonté politique. Jean-Pierre RIVIERE (CFDT) : On constate une paupérisation des salariés aujourd’hui. On ne tient pas compte des 98 % d’entreprises qui ont moins de 5 salariés : comment faire pour que ces micro entreprises puissent innover ? Où est la place de l’Homme réunionnais ? On constate que la Formation n’assure pas toujours un emploi et on encourage la mobilité. L’obligation de faire de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC) est encore insuffisante dans les entreprises. Bertrand LE JUGE DE SEGRAY (chef d’entreprise) :
Devant le constat
inacceptable de 117 000 analphabètes à La Réunion, nous devons faire un
choix de société qui engage tout le monde pour qu’il n’y en ait plus un
seul.
Dans le « il faut qu’on »,
qui est le « on » ? Il existe plusieurs niveaux de responsabilités :
En matière d’activités, il
faut vendre à l’extérieur pour faire rentrer les devises, les faire
circuler à l’intérieur avant de renvoyer ces devises éventuellement à
l’extérieur par l’achat des produits importés. On peut trouver ces devises
par l’export (malgré les difficultés), le tourisme (potentiel à creuser),
la production des valeurs ajoutées, les services à la personne,
l’artisanat… Bernard RIVIERE (Consultant) :
Il est désespérant que le
débat n’apporte aucune hypothèse de solution. Jean CHATEL (chef d’entreprise) : Les mots comme « stratégie », « plein emploi »… permettent de provoquer la réflexion mais ils ne suffisent pas pour apporter des réponses. Il faut prendre conscience que ceux qui veulent vraiment un emploi sont nombreux, et que les solutions sont dans de nombreuses petites améliorations mais qui exigent des remises en cause. Robert FERDINAND (avocat et membre du CES) : Nous avons une vision administrative de l’Emploi, et non une culture de l’Économie. Il y a un aspect humain et psychosociologique de la problématique de l’Emploi à La Réunion à appréhender et à creuser, pour se poser les vraies questions et faire émerger les problèmes et les blocages. La Mobilité peut être une bonne chose mais ce n’est pas une fin en soi. M. MAILLY (fonctionnaire) : Que peut-on faire pour améliorer la situation à La Réunion, notamment au regard de la jeunesse de sa population ? On peut déplorer un gaspillage d’argent. Il faut concilier le monde politique et le monde économique pour que les programmes politiques soient plus en phase avec le contexte réel. En matière de formation, il est souhaitable de s’ouvrir sur l’extérieur. Janick FONTAINE (mission rurale) :
Ce n’est pas l’argent qui
manque à La Réunion mais le problème est On pourrait sauver des emplois si les choses avançaient sans des freins administratifs ; exemple : beaucoup de gens ont des projets et des terrains, mais il leur manque l’eau pour que les projets démarrent, à cause d’une loi sur l’eau qui empêche leur réalisation. Quelques réponses apportées par les experts : Georges-Marie LEPINAY : On ne pourra pas indéfiniment acheter la paix sociale ni déplacer indéfiniment les populations. Si l’on atteint le plein emploi, d’autres conséquences seraient à craindre (manque de main d’œuvre, augmentation des salaires)… la paix sociale est un leurre. Il faut réorienter les transferts publics mais il faut des objectifs partagés et un travail en commun. Philippe LABRO : Le problème de La Réunion est son décalage entre une démographie de pays émergeant et un cadre économique de pays riche (post-industriel).
Économiquement, on peut
agir efficacement mais le vrai problème est celui de la démographie car il
y aura toujours du chômage, ce qui pose le problème de la dignité de
l’Homme. Philippe JEAN-PIERRE : Le plein emploi ne se juge pas par rapport à un chiffre mais par rapport aux facteurs de l’économie (capital et travail). Quand on aura utilisé toute l’activité pour générer du marché, de la production à La Réunion, on pourra atteindre le taux de 18 % de chômage mais l’on n’aura toujours pas utilisé toute cette main d’œuvre. Alex HOW CHONG : Il faut miser sur la capacité d’intelligence et le savoir-faire des Réunionnais mais ils ne doivent pas s’enfermer à La Réunion. Pour être performant, nous devons faire appel à leur capacité d’adaptation, tant à titre individuel qu’au niveau des entreprises. Autres réactions du public : Père Jean Denis FERRERE (Dominicain et radio Arc en Ciel) :
Le plein emploi devrait
être perçu comme la pleine participation de tous. Or, on parle davantage de « gagner » un travail que de le « fabriquer », de retraite et de fonction publique que de création d’entreprise. On vit dans une économie de l’emprunt et de l’assistanat. Il faudrait changer les mentalités, à commencer par l’éducation. Georges ARHIMANN :
Entre 1985 et 2006, on est
passé de 25 000 chômeurs à 100 000 : où est le progrès ?
Conclusion de M. Alex SERY :
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III ) REUNION MCC du 18/11/2002: la Foi dans l'entreprise
" Comment intégrons-nous notre Foi dans notre
activité professionnelle ? " et (Cf au Canada - Jean-Paul II: " sommes-nous le sel de la Terre et la lumière du Monde ? " Lecture:
"Responsables" n°326 p10 et 11, p19 -
Profession de Foi: Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du
ciel et de la terre, - Respecter les commandements. - Notion de Vérité (apprendre à la dire), reconnaître ses propres faiblesses (humble). - Notion
d'Amour envers Dieu et les autres (respecter tous les autres, être à
l'écoute). - Inspire
une vie de don de Soi: " qui cherchera à conserver sa vie la perdra, - Justice Sociale Lire Luc 14 (25-33), 17 (5), 18 (28). - Donnons-nous envie aux autres d'être chrétiens, catholiques (Évangélisation…?!). La Foi
Chrétienne (dans l'entreprise) implique une conception de l'Homme appelé à
grandir, non pas seulement dans l'accumulation matérielle mais aussi dans
la croissance culturelle et spirituelle, non pas d'abord par la volonté de
puissance mais aussi et surtout par la capacité de rencontrer et
d'accueillir l'autre. L'évangile nous indique des signes, des repères:
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