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COMPTES-RENDUS
n°2 I ) Mai 2005 : ''OSER LA VIE''
Quelques éléments de partage.
Oser la vie, c’est….
Oser le lâcher prise. C’est plus rassurant de tout
contrôler… mais on se bloque.
« Aujourd’hui j’ai arrêté de me
poser des questions. Je suis beaucoup moins stressée. « C’est impossible à transmettre. Il faut expérimenter soi-même le lâcher prise ».
Oser lâcher
le rocher auquel on est accroché, et faire confiance. Faire confiance à la
foi… Oser,
c’est accepter que la vie me change. Me dégager des usages sociaux qui me
pèsent. Est-ce que j’arrive à m’affranchir de l’image que j’ai de moi ? C’est
accepter le « droit à l’échec », notion insuffisamment intégrée par l’Eglise
Les Français donnent l’impression d’être collectivement
repliés sur eux-mêmes
Et c’est Lui qui donne le Souffle, le sens… Il me
reste à carguer mes voiles,
Le plus difficile dans la lâcher prise, ce n’est pas
toujours le premier pas,
Oser la vie, c’est ne pas céder au découragement
(arme favorite de l’Ennemi). Oser la vie, c’est s’engager….
D’abord le Pape, qui a un an de sa mort, perclus de
douleur, lance le thème
Oser la vie, aussi en apportant Celui qui est la vie.
C’est oser témoigner.
Oser la vie, c’est oser aller vers les autres.
Le Pasteur Wilkerson et son engagement au milieu des
drogués |
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II )
MCC NORD - Réunion du 21 octobre 2002 Note préparatoire rédigée par Odile (salutaire initiative!), qui lance la discussion : Quelle valeur donner au travail ? Travailler pour construire et faire évoluer la communauté. Travailler pour se construire soi-même et évoluer. Quelle valeur donner au temps libre ?
Origine latine « tripallium », instrument de torture pour les esclaves. Travail considéré comme dégradant par les Anciens : pour les Grecs, le travail étaient réservés aux esclaves, les hommes libres philosophaient (une vertu ? Notre société ne manque-t-elle pas de réflexion philosophique ?). Aujourd’hui, une situation voisine se retrouve au Moyen-Orient : les Emiratis vont aux centres commerciaux, les immigrés (philippins, pakistanais, indiens…) travaillent. Un concept de société radicalement différent du nôtre, où seul le travail compte, individuel ou collectif. Où l’économie règne en Minotaure.
Labeur, salle de travail (accouchement) véhiculent des
notions de pénibilité.
En quittant le Paradis, Adam et ses descendants découvrent le passage de « l’économie du don » (Dieu donne) à « l’économie de la prise » (il faut coopérer à l’œuvre de Dieu). « Si Dieu ne construit la maison, c’est en vain que travaillent les bâtisseurs ». Travail = œuvre (« opera » en latin). Connotation positive de fruit d’un effort, réalisé dans un but précis. Savoir dans quel but on travaille, pour qui, pour collaborer à quoi. Quel est le sens de ce que je fais au quotidien ? C’est nous qui donnons notre valeur à notre travail.
Travail est souvent opposé à inactivité, à oisiveté. Ceux
qui ne travaillent pas dérangent souvent (SDF, ermites…). L’ermite
dérange, il ne participe pas à la création de richesse collective. Le
moine aussi peut perturber, même si le travail est un fondement de nombre
« Prie et travaille » (règle de St-Benoît). Travailler est aussi opposé à voler. Prendre sans contrepartie est considéré comme une injustice. Mais que fait Dieu de la notion de travail dans la Parabole des ouvriers de la dernière heure ? Injuste ? Loft Story et Star Academy sont des émissions morales (celui qui a le plus bossé est apprécié). Dieu ne veut-Il pas nous dire que c’est Lui qui donne avant tout ? Que notre travail n’a de vrai valeur que s’il est accompli avec Lui ?
Cf. Ste-Thérèse de Lisieux qui met tout son amour dans
chaque tâche, chaque geste,
Va-t-on vers une civilisation de loisirs ? Vers une semaine de 15 h de travail ? Le loisir peut apparaître comme un plaisir de l’homme centré sur lui, reflet d’une civilisation individualiste, égocentrique. A moins qu’il ne soit partagé (famille, enfants, amis…), à un cercle de plus en plus large (membres d’une association, d’une équipe de sport, d’une chorale…), de plus en plus ouvert (sans différence de classe sociale). Trop d’activités est un mal moderne, tant pour soi que pour ses enfants. Apprendre à ne rien faire, retrouver le goût de l’ennui, de l’observation, de la patience. Attention à trop s’activer. « Ne perds pas ton temps à gagner ta vie, gagne ton temps, sauve ta vie » (L’Arche de Lanza del Vasto). « A force de vouloir gagner sa vie, on la perd ». Il existe une impérieuse nécessité de s’ouvrir à Dieu, de faire silence en soi. L’homme moderne se fuit souvent aujourd’hui. Il importe de savoir aller au désert et intérioriser. Beaucoup de nos contemporains ne supportent plus le silence. Témoignages sur les bienfaits d’une retraite en silence, d’un dîner en silence. Un exemple de rythme de vie équilibré se retrouve dans des communautés monastiques : rythme des 3/8 (travail, prière, repos).
Le travail, comme le loisir peuvent être une sorte de
fuite.
L’homme ne s’épanouit-il pas aussi dans son travail ? Différence entre un travail choisi, pleinement accepté et un travail ressenti comme imposé, trop pénible, non valorisant. Il
existe une réduction historique du temps de travail dans la société
occidentale. Jusqu’où
Les 35 heures donnent une connotation négative au travail
(puisqu’il faut le limiter). Elles vont à l’encontre de la passion, de
l’engagement, du plaisir (travail vécu comme corvée). On s’est
mis à compter les minutes, avec des effets pervers au sein de
l’entreprise. Avant les 35 heures, le travail consistait à mener à bien une mission. Aujourd’hui, peu importe, on est rémunéré à l’aune de ses heures travaillées. Le travail devient un temps de présence.
Le fait que les 35 heures ait été imposées, qu’il y a une
obligation légale de compter les heures (inspection du travail) introduit
une notion de « flicage », de contrôle. Et une entrave Les 35 heures ont créé peu d’emplois dans les entreprises, et aucun dans l’administration.
Un dispositif conceptuel qui part d’une idée fausse :
le nombre d’heures travaillées d’un pays est un gâteau non extensible à se
partager. Or le travail se crée, le travail appelle le travail,
l’investissement appelle l’investissement. Le dynamisme d’un pays attire
de nouvelles activités, créant de nouveaux emplois. Le volume d’heures
travaillées dépend de l’entrain,
Rien de grand dans le monde ne s’est fait en 35 heures par
semaine (Beethoven, Hugo…).
Pourtant, pour
les entreprises, l’intérêt des 35 heures est manifeste lorsque confronté à
Les 35 heures peuvent toutefois représenter une chance pour
la société, avec le retour de nombre de femmes au foyer et une nouvelle
priorité donnée à la famille.
C’est la prière qui donne du sens au travail. Prier avant,
prier après : offrir sa journée.
Thèmes suggérés pour les prochaines réunions :
la foi (comment je la vis, comment la faire grandir), ma relation à la
société de consommation, l’islam (tolérance, place de la femme,
ressemblances et différences avec le christianisme), Halloween/les sorts
jetés/esprits et personnes possédées, évangéliser dans son travail,
concilier vie de famille/personnelle et vie professionnelle, la tentation,
les croyances vs. les religions, les sectes, les syndicats, ____________________________________________________________________________ |
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III )
M.C.C. du Sud (23/04/2003): LE TRAVAIL Dans
la Genèse chap 1 le travail est présenté comme un
don de Dieu il
épanouit
et _______________________________________________________________________________________________ |
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IV ) Suis-je en accord avec moi-même ? Quels chemins pour y tendre ?
Une
question essentielle, large, décapante, qui peut être abordée sous
plusieurs angles. Est-ce que je fais ce que je dis, et je dis ce que je fais ? Ma foi, ma pensée, mon action sont-ils en cohérence ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ? Suis-je créateur de ma vie, de vie (à l’instar de Dieu-artiste, créateur dans la Genèse) ? Quel est l’objectif qui unifie mon existence et oriente mes aspirations, mes énergies ? Ai-je un objectif ? Ce que je fais me conduit-il vers mon objectif ?
Difficultés de société La société moderne ne m’amène pas à réfléchir à mon objectif, au sens de ma vie.
Une société qui offre en même temps 1 000 possibles, une
foison d’activités, de possibilités de rencontres. Pourtant, puis-je
prendre le temps de la rencontre ? Puis-je prendre le temps ? Suis-je
disponible, ou au contraire stressé, avec des préoccupations Jean-Paul II parle des « contradictions de notre temps ».
Difficultés en soi-même
Le bonheur bien sûr, comme objectif. Le vrai bonheur qui
est don.
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à
ma parole (« Que ton oui soit un oui et que ton non soit un non ») Etre en accord avec moi-même, c’est être 100% présent, proposer du temps de qualité à ceux qui m’entourent. C’est être dans l’instant présent, sans traîner le passé et sans être préoccupé par le futur. Pour Madeleine Delbrel, la vie se danse, comme à un bal. Danser, joyeusement, et ne pas rester sur le banc. Ma cohérence se trouve dans l’action : « le désir d’aimer n’est pas l’amour en soi. L’amour c’est ce que l’on fait ». Ce qu’avait souligné Vatican II : « L’amour est un sentiment volontaire ». Aimer, c’est non pas prendre (uniquement), mais lâcher et donner. Se mettre au service de l’autre.
Te donnes-tu ou te gardes-tu ?
La devise de François de
Sales peut être un repère, un compagnon de route :
De même la pratique de « cette bonne solitude
qu’est l’amitié avec soi-même ».
Martin Gray constatait avec volonté et amertume « Je
veux entendre ce qu’il y a en moi.
Bien sûr, cela signifie apprivoiser son ombre. Et accepter
de ne pas être aussi parfait et
Pourtant, une tension peut exister entre se maîtriser et
lâcher prise. Se laisser aimer
Mais que faire au quotidien face à mes émotions,
qui m’écartent de moi sans que j’y consente ? Le poète Basho disait « C’est
au vent qui l’ébouriffe et à la tempête qui le ploie que l’érable rouge
doit sa beauté… » Aux suicidants, le Canadien Jean Monbourquette
affirme que les émotions sont passagères : « Si tu leur permets
d’exister, Satan, c’est sheitan en hébreu, celui qui divise, qui sépare. Celui qui me coupe de mon ressent, de moi-même et des autres (et donc de Dieu). Etre en accord avec soi-même, c’est être unifié, ne pas être tiraillé, dispersé. Pour cela, être vraiment à l’écoute de son cœur.
Tout est question d’état d’esprit. La prière, courte et
fréquente dans le courant de la journée, m’amène à me remettre en Dieu. Et
de fait, être en accord avec moi-même c’est être en accord avec Dieu.
Me laisser guider par Dieu, puisqu’à la fois il me connaît mieux « Le miracle, ce n’est pas Dieu qui fait la volonté de l’homme. C’est l’homme qui fait la volonté de Dieu.»
Faire mieux ce que je fais ? En faire plus : m’engager ? |
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