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COMPTES-RENDUS n°4
I ) "prière d'abandon" de Charles de Foucauld
II )
''Jésus est ressuscité'' par P. Samy ANARARAJ sj
III )
Economie - la Mondialisation. Résumé des documents
 remis à la réunion de Mars 2001

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I ) Charles de Foucauld: L'abandon, un vrai chemin spirituel !

La célèbre "prière d'abandon",
 écrite en 1896, n'est pas un texte légué tout spécialement par Charles de Foucauld
à ses disciples. Mais toute sa famille spirituelle la médite chaque jour...

Béatifié dimanche 13 novembre 2005,  Charles de Foucauld a beaucoup écrit.
Parmi les nombreux textes spirituels retrouvés après sa mort, l'un d'eux est passé à la postérité sous le nom de "la prière d'abandon".

Mon Père,
Je m'abandonne à toi,
Fais de moi ce qu'il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
Je te remercie.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout,
Pourvu que ta volonté
Se fasse en moi,
En toutes tes créatures,
Je ne désire rien d'autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
Ave tout l'amour de mon coeur,
Parce que je t'aime,
Et que ce m'est un besoin d'amour
De me donner,
De me remettre entre tes mains sans mesure,
Avec une infinie confiance
Car tu es mon Père.

Longtemps, on s'est interrogé sur l'origine de cette prière, récitée dès 1940 par les premières Petites soeurs de Jésus, à l'initiative de leur fondatrice, Magdeleine de Jésus. C'est plus tard, en 1955, que cette prière s'est généralisée dans toutes les branches de la famille spirituelle du Père de Foucauld. Aujourd'hui, elle est récitée chaque jour par les Petits Frères de Jésus,
 le soir, en commun, après une brève relecture de la journée.

Ce texte date en fait de 1896. A cette époque, Charles de Foucauld n'était qu'un simple moine trappiste sur le point de quitter son monastère. Depuis sa conversion, en 1886, il avait pris l'habitude de méditer les Evangiles et de mettre par écrit ces pensées et réflexions.
 Ce texte, transmis après sa mort de disciples en disciples,  est donc une méditation de la toute dernière prière de Jésus à son Père: "Mon Père je remets mon âme entre tes mains". Parce qu'elle commence par le fameux "Mon Père je m'abandonne à toi" ,
elle est devenue la "Prière d'abandon".

Ce don total de soi, cette confiance d'un fils qui se sait aimé, Charles de Foucauld en fera une véritable expérience spirituelle. Ses écrits sont pleins de formules diverses qui témoignent de la plénitude de sa relation à Dieu au travers d'une attitude confiante et joyeuse.

Mais que veut dire "s'abandonner"? Peut-on toujours dire "j'accepte tout?" Est-ce renoncer, baisser les bras? Nous avons posé la question à trois religieux qui reconnaissent avoir été très marqués par le Père de Foucauld. Tous trois ont répondu à nos questions et
 nous livrent leur expérience de "l'abandon".

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II ) ''Jésus est ressuscité'' par P. Samy ANARARAJ sj
Compte Rendu de la re-collection du 02 juin 2007 à saint André

 Dans une vision globale et chrétienne de l’existence, on peut comprendre  la résurrection. Pour notre existence, nous avons des besoins : · Repas · Affectivité · Travail ; service- rendu, argent, achat, voyage · Mon moi = vie joie et souffrance = vie en Dieu.

Dans nos vie nous avons des besoins et des désirs. La frontière entre les 2 est infime
 et fluctuante selon le situation de notre vie.

L’existence = être = naissance.

                           2                        3        La croix         4

Non-être                être               mieux être                 plus être

                                      effort

Absence de            besoins        désirs- plaisir                        accueil actif      

Besoins et de
Désirs

Mourir                            exister                   vivre                          résurrection

Mort                      subsister

         Triste- pas drôle.

Il y a donc différents stade de « l’être ».
 (Dans le bouddhisme : la cause de la souffrance est le désir.
 Invite ses membres à le supprimer ce qui entraîne la dépression)

Désirs : - ceux que je peux combler moi-même,
-
ceux pour lesquels j’ai besoin des autres
-
 ceux dont j’ai besoin d’une puissance autre, qui comblerai mon désir
(origine surnaturelle). On prie Dieu de tel sorte qu’il comble nos désirs) : piège du désirs. Conduit à la poursuite insatiable des plaisirs ce qui amène à la MORT.

         On prie un Dieu. Le désir permet de vivre, mais attention au piège qui sont mortifère.

         Le niveau 4 : entraîne toujours un effort. Seul la foi chrétienne met l’accent sur le désir. Jésus nous invite à oraliser nos désirs : « Que voulez-vous que je fasse pour vous »…..

         Ce niveau est possible avec l’aide de quelqu’un : une intervention extérieur
Chaque être peut être sculpté, re-sculpté, refaçonné…..
Il y a un passage nécessaire pour accéder au plus être : difficile car on craint la métamorphose MOURIR pour devenir AUTRE.

         La question est : qui est notre Dieu ? créateur ? gn1,2 is65,17-21, ap21,5, jn5,17, jr18,6

Rester au niveau 1,2,3,  ne fait pas de place à Dieu. La chance pour beaucoup de personne qui l’accepte est qu’il existe un autre niveau d’existence pour l’homme.

Dieu a crée et continue de crée. C’est un artiste qui est toujours en train de travailler,
 si nous le laissons travailler.

Ce que nous voyons de l’univers est un petit bout de tapisserie :
nous sommes des petites tapisserie que Dieu tisse avec Nous.

« Soyez dans l’allégresse de ce que je vais crée » Is…. Cela veux dire que ce que Dieu va crée est quelque chose de beau :
il intègre au fur et à mesure tout ce que j’apporte dans son œuvre.

Dans la perspective chrétienne : il n’y a pas de fatalité, ni de pré-établi : fatalité et plan ne permette pas la liberté, au contraire favorise le conditionnement.
 Tout part de notre expérience quotidienne.
Cf : la théorie du diamant et de la rose.

Dieu est à l’œuvre dans le mieux être. Le passage vers le plus être passe par : 
- la croix
- un abandon actif
- « souffrir mourir » pour vivre
Par ce passage on arrive à la Résurrection. La Résurrection est donc un passage au
 « plus être » : on ne peut que le recevoir d’un artiste : Dieu.
 Pour ce faire nous avons à faire craquer nos résistances pour « plus être ».

Sur la croix « entre tes mains, je remets mon esprit » (allez, Seigneur fait ce qu’il te plait),
 c’est un abandon actif qui amène à la Résurrection.
 J’accueil ce que Dieu m’accorde, la façon dont il me fait vivre.
La Résurrection doit être reçu au quotidien.
D’où la nécessité de discerner pour choisir :
 afin que j’apporte quelque chose à la création que Dieu peut intégrer dans sa création.

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                        III ) MCC Nord  le 24/04/01 : Economie - la Mondialisation.
 Résumé des documents remis à la réunion de Mars 2001 (articles de journaux à l'exception de ''CEDOI 2001'', le Jubilé, Pacem in Terris, Centesimus Annus, les 9 résolutions).

Article de J. Maillard (''le marché de la loi rend les délinquants prospères''):
 la dérégulation (abaissement des barrières pour la circulation des marchandises et capitaux) qui caractérise l'actuelle mondialisation a ouvert le marché aux négoces criminels: marché de la drogue, trafiquants d'êtres humains, paradis bancaires et fiscaux. A quand les moyens nécessaires pour imposer un Etat de droit aux Etats gangsters et à leurs complices ?

Guilhem Fabre (''du blanchiment aux crises''): le détournement des crédits internationaux, le blanchiment d'argent sale augmentent les crises financières en faussant la concurrence
 et en créant une ''bulle'' immobilière et boursière;
A quand les moyens pour contrôler les échanges ?

C.Castoriadis (''l'individu privatisé''): le lobby aux Etats-Unis permets aux entreprises de faire voter des lois à leurs profits grâce à l'argent donné aux politiques. Dans le monde occidental, l'individu se renferme dans son milieu personnel et vote pour le ''moindre mal''.

P.Dinan (''la mondialisation de l'économie et l'OMC''): la mondialisation est un phénomène qui s'est accrue depuis 20 ans environ (l'origine remonte au XVIème siècle). Création de l'OMC en 1995: les principes sont des tarifs douaniers qui baissent, les quotas à l'importation sont prohibés, pas de discrimination entre les pays entre les pays avec lesquels un Etat membre commerce…la libéralisation du commerce est une réalité. Depuis 1970, la croissance est tirée par les exportations, la mobilité des capitaux s'accélère (les flux sont cinquante fois plus importants que les exportations); la circulation des informations et des individus grâce aux progrès techniques imposent de plus en plus de contraintes aux états. L'économie ''collectiviste'' en faillite a rejoint l'économie capitaliste. Face à la mondialisation: la seule attitude est d'en tirer les avantages économiques tout en limitant les inconvénients sur le plan social. La ''régionalisation'' (accord avec les pays de l'océan indien etc…est une volonté Mauricienne) est un bon moyen pour apprendre à s'exposer à la compétition mondiale. Avoir un budget qui donne à l'Etat les moyens de redistribuer les richesses et aussi des services de santé et d'éducation fiables. C'est dans les pays du sud que la libéralisation du commerce international a le plus d'impact (les marchés financiers et les flux de personnes sont restreints) mais il faut un consensus entre libéralisation et cohésion sociale ou protectionnisme.

P. Dinan (''réflexions sur l'économie Mauricienne''): notre économie s'est diversifiée (zones franches d'exportations, tourisme, services financiers) et a opté pour la régionalisation.

D.Purdy (''l'individualisme, tare des sociétés modernes''): l'individualisme est une conséquence du libéralisme à l'excès: manque de solidarité, les pauvres comme les riches sont exclus de la société (les riches achètent leurs sécurités, l'éducation…). La réussite (économie performante et qui fait du social) du Danemark, des Pays-Bas et de l'Irlande est due a une coopération entre l'Etat, les employeurs et les syndicats. Les facteurs qui déterminent la qualité de la vie sont les salaires (avoir un minimum), la durée du travail, la sécurité physique des gens et la propreté de l'environnement. C'est à l'Etat d'offrir ces conditions aux travailleurs. Les gens se replient sur eux et donc sur leur communauté ethnique quand ils n'arrivent plus à contrôler leurs destinés (voir le fondamentalisme islamique).

H.Kohl (''pas de justice sociale sans démocratie''): la lutte contre le chômage est une priorité car il engendre l'instabilité politique et sociale. Il faut le respect des droits de l'homme et la démocratie pour un développement stable.

 ''Quand la morale se même des affaires'': aujourd'hui sonne l'heure du choix éthique !. 75% des grandes entreprises aux E.U. ont des codes de déontologie. Il faut arbitrer avec sa conscience entre le capital, les clients, l'environnement etc…L'argent est placé dans des entreprises non douteuses (les fonds éthiques).

Comte-Sponville (''le capitalisme''): qui sauvera le capitalisme sans foi qui a battu le communisme ?. Les entreprises n'ont pas de morale (la légalité suffit) mais les travailleurs doivent en avoir une. L'éthique dans les entreprises (ou la morale) est à la mode mais ce qui peut nous pousser vers le haut, c'est l'amour et le courage. Il y a 4 ordres nécessaires pour contrôler le marché afin de stopper les dérives: l'ordre techno-scientifique, juridico-politique, la morale et enfin l'amour qui transcende le tout.    

''Haro sur le capitalisme'': les changements durables s'obtiennent par la non-violence , par la conscience de plus en plus des droits de l'homme (la chute du mur de Berlin). Le Pape prône une structure tripolaire où à coté de ''l'état'' et du ''marché'', les catholiques doivent participer d'une manière active à la ''société civile''; celle-ci sera la médiatrice entre la technocratie et le capitalisme sauvage.

Geneviève: la solidarité n'est plus un choix mais un Devoir:
 ''bâtir un monde vraiment solidaire''.

C. de Brie : la course effrénée aux profits et à l'accumulation du capital par tous les moyens (la criminalité financière est désormais intégrée et ceci sous la houlette de la démocratie Américaine la plus corrompue au monde) se traduit par le vol  du travail des hommes et des richesses communes, et de la corruption des classes dirigeantes.

Cité du Vatican: le Pape a dit
''ne cessez de favoriser le bien de la personne humaine, en vous assurant du respect des principes de justice et de solidarité dans les relations d'entreprises''.

Le Jubilé…: il évoque ''la joie'', celle du salut dans la foi. La solidarité (une vertu chrétienne) pour lutter contre les exclusions: c'est un devoir.




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