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COMPTES-RENDUS n°6
I ) Le langage de la Bible
II ) ''ART et FOI'' sur le thème des ''SENTEURS''
III)  Note de la conférence –débat avec le P. Valadier et
 très cours extrait de l’ouvrage de référence.


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I ) Thème : Le vocabulaire biblique
En présence du Père Bernard PAULET
(En bleu, des commentaires du Père Paulet)


LES INCOMPREHENSIONS
Le langage de la Bible n’est pas toujours simple à comprendre.
Quand on a du mal à comprendre la parole de Dieu,
c’est peut-être qu’on ne se donne pas le temps d’entrer dedans.

Il y a 2 approches de la Bible : intellectuelle (mots) et intérieure.

Les incompréhensions sont nombreuses. Quelques exemples :

Notre Père qui êtes aux cieux… : qu’est ce que « les cieux ? »

Dieu vomit les tièdes : L’amour est un combat, pas une guimauve sentimentale. Dans Isaïe, Dieu dit « La fumée de vos holocaustes ne fait gerber. Ce que je veux, c’est votre cœur ». Certes, cette expression dénote la pauvreté du langage.

Craindre Dieu, est-ce en avoir peur ? Non, au contraire l’amour chasse les peurs

Jésus dit : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais la division » : radicalité du choix de suivre Dieu. Sa parole nous invite à prendre une décision, personnellement.

Satan, l’enfer, le pêché…

Publicain / pharisien

La colère : Quand on est en amour, ça ne nous empêche pas d’être en colère
 (ex : les parents peuvent être en colère contre leurs enfants et les aimer).

Certaines incompréhensions surgissent quand ce que l’on entend est en contradiction avec l’image que l’on a de Dieu.

Dans la Bible, les références sont empruntées à une époque révolue
 (paysans, éleveurs, images agricoles, figuier…).
Si Jésus apparaissait aujourd’hui, quelles seraient ses paraboles ?

Nous sommes privilégiés car nous avons accès à la parole de Dieu.
 Qu’en est-il des plus pauvres ? Quel est le langage qui saurait les toucher ?

L’ancien Testament est plus difficile à comprendre que le nouveau.
 La Bible en créole est une excellente initiative.

Ce qui est magique, c’est que le langage de la Bible est universel :
« Cela me parle aujourd’hui comme quand j’étais enfant »
.

« J’aime bien entendre les paraboles »
Une histoire passe mieux qu’un discours bien construit.

Dans l’Evangile, on retrouve des noms, des verbes, peu d’adjectifs.
 Cela permet à l’esprit du texte d’être le moins possible déformé. 
(« Il n’y a pas de gras », « C’est pas pour faire joli »)

COMPRENDRE LA BIBLE, UN ART ET UNE JOIE

Réjouissez-vous de vous poser toutes ces questions : bienvenue au club !

Dans l’islam, la parole de Dieu ne peut s’approcher que par la langue arabe. Il y a une épaisseur historique. L’islam fera sans doute sa révolution interprétative.

Le principe chrétien est que chacun doit avoir accès à la Bible dans sa langue.

Même si traduction et trahison ont la même racine…
Les Bibles sont variées : livres différents, registres différents
 (poétique, historique, sagesse…). La Bible est une bibliothèque de livres écrits sur une période de 2 à 3 000 ans, et dans des langues différentes.

L’Ecriture a plusieurs sens :

  1. Littéral

Ex : Saint-François d’Assise entend « Reconstruis mon église » et retape la chapelle St Damien. Cette phrase, qu’il a ensuite comprise dans un sens plus large,
est devenue toute sa vie.

  1. Spirituel

  2. Symphonique : on tient compte de d’autres ont dit avant nous,

Ex : Chez les Juifs, on ne peut pas lire le Talmud sans tenir compte du passé, de l’Histoire. Aussi, à chaque passage de l’écriture sont associés les commentaires de grands rabbins qui se sont succédés au cours de l’Histoire.

Chez les protestants : 5 siècles de fréquentation de la Bible.

Principe « d’inerrance » : La parole de Dieu ne peut pas errer. Il y a forcément un sens qui est en cohésion avec le reste. A nous de le chercher.

La Parole de Dieu, ce n’est pas pour faire joli. Cela nous met devant une décision à prendre. Comme dans un contrat, chaque mot est pesé et a du sens.

La Bible inaugure le fait que Dieu parle : « Au commencement était le Verbe… »
Nous sommes face à Dieu comme l’enfant face à ses parents.

L’enfant se crée dans la parole de ceux qui l’aiment.

Chez les Juifs, la connaissance de la parole se transmet dans la famille.
 Pourquoi, catholiques, ne le ferions nous pas ?

En conclusion :

La Bible est sur le registre du sens, du pourquoi, pas sur celui du comment :

Gardez vos questions, laissez les ouvertes !
Prenez le temps d’entrer dans la Bible !

Conseils de lecture :

Jean-Claude GUILLEBAUD : « Comment je suis redevenu chrétien »
Jean Pierre PREVOST : « Les scandales de la Bible »
Lytta BASSET : « Saintes colères »
Raymond BROWN : « 101 questions sur la Bible »

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II ) ''ART et FOI'' sur le thème des ''SENTEURS'':
(en octobre 2007 à la CAHEB au Tampon avec le frère Remy Bergeret).

Les parfums : bouquets de senteurs pour le Seigneur

 Né en Egypte ancienne, le parfum à traversé les siècles, laissant dans son sillages fragrance auxquelles on prêta des vertus médicinales.

 Ils se servaient de parfums, surtout pour embaumer les morts (Momie). Les Arabes, les Babyloniens, et, en général, tous les Orientaux aimèrent à en porter. Les Grecs et les Romains regardèrent les parfums non seulement comme un hommage dû aux dieux,
 mais encore comme un signe de leur présence :
 chez les poètes, les divinités annoncent leur apparition en répandant autour.

D’où l’où l’origine du mot ; parfum du latin per fumum : à travers la fumée.

Ils étaient utilisée aussi dans la vie quotidienne : pour leurs vertus sanitaires, thérapeutiques, et surtout leur dimension de plaisir.

Les odeurs et les senteurs dans la Bible

Dans l’existence humaine nous avons 5 sens qui sont requises pour notre foi.
(Israël fait grand usage des parfums, comme tous les orientaux.).

À titre d'exemple, l'encens est cité 118 fois dans la Bible, dont 113 dans
l'Ancien Testament. Sont également cités à diverses reprises le cinnamome
 (cannelle ou baume du Pérou), l'acanthe, la myrrhe, le nard, l'aloès, le safran ou
 le roseau odorant, les aromates pourpres, le raisin la mandragore.

La Bible fait donner à Moïse, la composition de celui qu'on offrait à Yahvé, et de celui qui servait à oindre le grand prêtre et ses fils, le tabernacle et les vases sacrés.

Ezéchias conservait des parfums exquis dans ses trésors.
 Judith en employa pour captiver Holopherne.

Signification du parfum

Dans la Vie sociale, il  manifeste la joie, intimité du geste. En Liturgie : offrande, louange

Se parfumé, c’est extériorisé sa joie de vivre Ps, 27,9 se paré d’une beauté de surcroît,  Am,6 ,6 les convives se parfume.

Parfumer son hôte : c’est l’honorer, geste d’hospitalité Mat.26, 7  Jésus à Béthanie, 
la femme qui lui parfume les pieds.

Parfum pour embaumé le corps, un plus que l ‘on donne (les 3 mages) Lc…,46
la pécheresse pardonnée

Dans le deuil : on se parfume pas mais les disciples du Christ OUI : cf. Esther et Judith

Parfum et liturgie Ex.30, 10 dans le temple il y a un autel des parfum. L’encens : on encense un lieu important où l’on va faire quelque chose, c’est un geste d’adoration, pour apaiser Dieu. Culte parfait non sanglant à Dieu Eph.5, 2

Les Chrétiens ont à répandre la bonne odeur du Christ 2 Co.2, 14-17

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                        III ) Note de la conférence –débat avec le P. Valadier et très très cours extrait de l’ouvrage de référence.

…..La distinction entre César et Dieu appelle à l’interrogation et à la mise en cause : si la séparation est admise, jusqu’où va-t-elle, comporte-t-elle des limites ? S’il y a frontière entre temporel et spirituel, où passe-t-elle et comment la tracer ? ….

…..La conception chrétienne du rapport entre religion et politique devient une référence largement partagée. C’est elle qui conduit le débat, obligeant chacun, qu’il le veuille ou non, à se situer par rapport à elle. ………

…La bible offre, dans le domaine théologico-politique, une ouverture contre toutes les limitations du politique…….

…..Ce ne sont pas les religions ou le « théologique » qui menacent les Etats (du moins en occident), ce sont les Etats eux-mêmes qui manifestent des signes graves de faiblesse ou d’impuissance quant à régler les enjeux de violences qui ne cessent de miner nos sociétés...

…. On peut se demander si, au lieu d’être méfiant à l’égard du théologique, l’Etat n’aurait pas besoin d’un supplément d’âme…  Pour qu’il s’acquitte un peu mieux ou un peu moins mal de ses propres tâches. …

En note de bas de page l’auteur note  que …  « La religion n’est pas une simple « petite différence », mais la différence entre les peuples, la plus profonde qui soit. »…

J’ai surtout noté les réponses aux questions de l’assemblée :

Dans la République, l’Eglise a une carte à jouer. Elle est un petit nombre qui est une grande force de proposition.  Elle promeut la rencontre avec les autres : par exemple à Assise. Elle invite chacun à rechercher et valoriser ce qui uni et rapproche.

L’Eglise n’est pas immobile. Elle doit rappeler au politique sa tache première, au sens noble du terme qu’elle doit résister au lobbys divers.

La religion interpelle le politique. La démocratie s’interroge sur elle-même, c’est qui permettra son évolution. 

L’Eglise tient un discours de raison. Il peut être constaté et est contestable.

Dans la société occidentale : la part du chrétien des bases fait que la société ne dérape pas : c’est une réalité peu médiatique ! Cette part est essentielle, ferment  évangélique.

Dans la démocratie, la religion aide les citoyens à être libre.

La République a besoin de toutes les forces mobilisatrices.

La société veut que nous choisissions nos représentants. Que faire pour que l’on soit audible ? Quelle forme pratique d’interpellation adopter ?

Lève- toi et marche : ne pas céder au découragement et être des êtres de convictions.

 


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